Ben je suis pas vraiment d'accord, si on se fait peur on croit qu'on va vite alors qu'en général c'est l'inverse.
Je laisse volontairement de côté les subtilités à base de bosses ou de changements d'adhérence (plaque d'humidité, changement de revêtement) mais on peut très bien progresser sans se faire peur.
Y'a juste deux questions à se poser :
- où est porté le regard (sachant qu'avec la peur il a tendance à baisser, ce qui induit en général des corrections au volant qui vont déstabiliser l'auto et accentuer la peur) ?
- est-ce qu'on a correctement calé l'auto après le freinage (en clair, pour une courbe rapide, est-ce qu'on a remis du gaz (même très légèrement) avant d'avoir mis du volant) ?
Pour ce que j'ai constaté, la cinématique habituelle est :
- je freine plus tard ou moins que d'habitude
- j'ai peur
- je regarde mon capot
- je me retrouve à faire des corrections au volant en ayant lâché les gaz puisque j'avais peur
- au final ça donne des résultats scabreux avec des mouvements caisses vraiment terrifiants, et on se dit que "ça passe pas plus vite, puisque j'ai déjà des gouttes sur les tempes"
Pour progresser le mieux c'est de trouver un rythme "safe" et répétable (genre je fais 1"10 au tour sans problème et 5 fois d'affilé dans la même seconde, avec des repères solides).
Ensuite je me fais emmener par quelqu'un de plus rapide, qui me donne ses repères.
Puis je reproduis au volant, et modifiant légèrement mes repères mais en prenant soin de stabiliser l'auto dans les endroits critiques, et surtout en pensant à la projection du regard.
En théorie on peut progresser comme ça assez vite et sans se sortir... l'intérêt d'avoir un conseil extérieur vient de certains virages qui arrivent beaucoup plus vite puisqu'on est mieux sorti du précédent, donc le repère de freinage des tours en 1"10 devra être un peu avancé, par exemple.
Dernier truc pour améliorer ses chronos : ne faire qu'un tour, puis rentrer, faire un break, puis repartir.
Ca évite d'installer de mauvaises habitudes, et pour peu qu'on utilise un AIM ou équivalent (qui donne en continu l'écart par rapport au meilleur tour), on sait tout de suite si on est bien ou à la ramasse.
Après seulement on peut commencer à s'amuser à tenter des choses un peu marrantes, comme rentrer sur les freins dans un virage rapide pour retarder le point de freinage, mais ça suppose d'avoir bien étudié les dégagements (y'a souvent des trous dans l'herbe.... ça défonce tout... et puis après l'herbe il y a toujours un mur

)
a+
Joe