on a des ponts au dessus de l'autoroute et des ronds points aussi
Bon, alors sur piste :
La première série est très impressionnante : on part en réglage "route", avec l'objectif de prendre la température de l'auto et mettant doucement du rythme. On voit vite qu'on ne va pas jouer du levier de vitesses : on passe la 4 dans la ligne droite, on rentre la 3 au freinage et puis c'est tout. Je pense que la 2 est inutilisable sans slicks car sortir en 3 de l'épingle sous 2000tr/min demande déjà de la souplesse sur le dosage de la pédale de droite. Ça grip fort, la direction est lourde mais rien de dramatique (pas beaucoup plus qu'une cat' avec le petit volant), l'équilibre de l'auto est vraiment pas dégueu et on sort avec un 2:05 comme chrono après 4 ou 5 tours.
On fait une pause d'une bonne heure à la faveur d'une ariel atmo qui n'aura pas serré son bouchon de vidange et fait un tour de circuit pour mettre un peu de piment sur les sessions suivantes... Après avoir aidé à mettre de l'absorbant, tous les participants décident de jouer le jeu et ne pas rouler hors traj' pour nettoyer la piste au plus vite... Comme dit le patron du circuit : laissez les aides pour les prochaines séries séries...
On repart direct, et apprécie une belle glisse des 4 roues dans le premier droite en bout de ligne droite : rien de brusque, on va pouvoir rouler tant ça semble gérable ! L'auto commence à se laisser dompter et on entrevoit le travail sur la journée : le frein a un pédale toute petite et une course minime (pas évident de bien doser), l'arrière vient assez vite vers la corde dès que les virages sont en dévers/descente, la puissance et le couple demande d'être concentré et en avance sur le regard pour ne pas être en retard sur le replacement tant elle nous jette d'un virage à l'autre.
On rentre en ayant amélioré le chrono malgré l'huile et on commence direct à calmer l'arrière sur les réglages : on baisse l'arrière, on durcit les compressions lentes (tout se fait à la main, avec les préconisation de donk pour l'usage piste). Dimitri prend le volant.
Comme à chaque fois, je laisse échapper un "connard" amical dans l'intercom dès le premier virage du "tour de chauffe sur huile" : qu'est-ce qu'il est vite ce con... Il termine son premier tour au moment où je termine mon "je vous salue Marie", étonné de ne pas avoir cassé l'auto. S'en suivent 4 tours où il va améliorer le chrono à chaque fois pour finir en 1'53"0. Il a compris plein de choses, moi aussi. La première est que l'auto est plus physique en passager qu'en pilote, la seconde est que mon cerveau n'était pas calibré pour rouler aussi fort et que ce tour en passager a bien libéré. J'ai compris l'attaque de frein, la patience qu'il faut avoir avant la remise des gaz, et l'implication qu'il fallait mettre dans son pilotage : dès qu'on a parlé pendant ses chronos, il a fait une erreur.
La sessions suivante permettra de préparer l'après-midi en essayant de mettre en application tout ce qu'il a pointé du doigt, avec un chrono qui commence à devenir plus digne sous 1'56. Les réglages ont transformé l'auto, permettent de rentrer très fort sur les freins sans perdre le popotin. On se régale, c'est épuisant. Par contre, on a été emmerdé par l'antipatinage qui coupe de temps en temps : on était passé de la position 5 (conduite fillette sous la pluie) à 2 (conduite piste en semi-slicks) mais avec toujours des coupures et du retard à la mise en action... Autant dire que ça ne sert pas à grand chose en fait... On le coupera l'après-midi.
La digestion débute par un baptême : un pote vient profiter des remontées de l'andouillette sauce st Nectaire dans l'habitacle confiné bardé de carbone. Je laisserai la visière de l'intégral ouverte pour qu'il profite au maximum de l'expérience. Ca m'a remis dans le rythme, réchauffé pneus et freins : on rattaque avec le Dimitri !!!
On enchaînera les sessions de travail et de baptêmes, en haussant toujours le rythme et validant les chronos et les acquis pour finir en 1'54"6 sur piste très chaude et le chrono qui descend toujours. C'est hyper intéressant de la pousser dans ses retranchements tant il faut associer délicatesse et précision dans toutes les phases de reprise de gaz et de changements d'appuies et de la violence à l'attaque de frein et à l'inscription en courbe.
Contrairement à ce que j'avais pu lire, le freinage n'a pas été un problème et une fois pigé, il est redoutable. Idem pour la motricité : dès l'arrière chargé, ça pousse sans broncher.
Il y a beaucoup à apprendre sur cette auto et la progression de mon niveau va devoir être à la hauteur de l'engin et de la banane qu'il procure au volant... Vivement la prochaine !