manu a écrit :Merci,
tu nous fais un petit résumé Senior?
En voilà une bonne idée, merci de me l'avoir suggérée
Pour éviter toute 'déperdition', j'ai préféré adapter et traduire la totalité du texte plutôt que d'en faire un résumé... bon courage pour la lecture
La conduite est maintenant devenue un art plus facile à maîtriser grâce aux progrès de l'électronique. Lotus a toujours innové en matière d'engineering orienté vers la performance, par exemple en équipant l'Esprit d'un ABS dès 1990.
Le LTC (Lotus Traction Control) a été étudié dès 1999 sur l'Elise S2 mais son introduction a été retardée jusqu'en 2005 non pas pour des problèmes de technologie mais en raison d'une certaine philosophie car le LTC était perçu comme un système de sécurité qui n'avait pas sa place dans une voiture de pilote ('driver's car').
Pourtant, son inspiration vient de la F1 où il a permis d'atteindre des performances ultimes. Il ne consiste pas à éliminer le patinage des roues mais à maximiser la traction pour permettre d'atteindre un haut niveau d'accélération.
Un ensemble d'algorithmes modulaires inclus dans le programme du 'management-system' du moteur calcule le niveau de patinage des roues motrices en prenant comme référence les roues avant pour déterminer la vitesse du véhicule. Les niveaux de patinage pour l'activation des éléments de contrôle varient selon de nombreux paramètres, par exemple la vitesse du véhicule, la pression sur la pédale d'accélérateur ou la position du véhicule (ligne droite ou virage).
Dans la plupart des voitures de route, le contrôle de traction agit selon deux méthodes principales : l'utilisation des freins et la réduction de l'accélération. Toutefois, une intervention répétée à travers le freinage peut conduire à une surchauffe de celui-ci et ne constitue donc pas une méthode utilisable sur piste.
D'autre part,réduire l'ouverture de l'accélérateur est un moyen relativement lent de diminuer la transmission du couple aux roues pour réduire le patinage.
Le LTC intervient en réduisant la délivrance du couple par la coupure de la combustion. Un algorithme coupe sélectivement l'injection de carburant en fonction du niveau de patinage et des paramètres d'utilisation du moteur. Ces interventions sur l'injection peuvent se produire une fois tous les deux millièmes de seconde ce qui les rend imperceptibles pour le conducteur. La sensation pour celui-ci que le LTC est en action est également à peine audible, similaire à celle rencontrée lorsqu'on atteint le rupteur.
Les essais préliminaires ont été effectués sur des lacs couverts de neige et de glace pour évaluer les effets sur les trains roulants et les systèmes d'émission de périodes intensives d'utilisation.
Une extension du LTC est la possibilité offerte au conducteur de faire varier le niveau de patinage. Elle est appelée LVTC (Lotus Variable Traction Control). La validation de ce système a été faite durant une saison de championnat britannique de GT, les trois Lotus Sport Cadena Exige GT3 remportèrent le titre 2006 en étant équipées de ce système qui est maintenant disponible en option sur l'Exige S et en série sur la 2-Eleven.
Une autre première est le LVLC (Lotus Variable Launch Control) qui équipe également la 2-Eleven. Le but du 'launch-control' est de maximiser l'accélération à partir d'un départ arrêté. Le système prend le contrôle de l'équilibre entre le couple délivré et le patinage. Le LVLC est nouveau dans la mesure où le conducteur n'a pas à intervenir. Le système est entièrement intégré à l'antipatinage car, comme celui-ci, il fonctionne dans le cadre du 'management-system' du moteur. Ainsi, la transition entre lancement ('launch') et traction ('grip') est imperceptible.
Lotus a pu démontrer que le "caractère" d'une voiture peut être amélioré par l'électronique alors que beaucoup pensaient qu'elle ne pouvait que l'amoindrir.
Le LTC est donc une technologie qui permet de mettre en valeur les performances et non pas une béquille de protection rabat-joie ('kill-joy'). En cela et comme c'est de coutume à Hethel, le travail sur l'engineering a permis de rompre la perception négative qu'avaient beaucoup de ce type de systèmes.
